« La com’ est devenue l’opium des politiques. Passagère clandestine de la démocratie, elle promeut bien plus qu’une technique : une vision du monde. Elle est l’écriture d’un temps sans profondeur – ou qui se refuse à accepter  l’histoire. Des dirigeants hébétés par les forces centrifuges d’une époque qui les dépasse – mondialisation, fin du conflit Est/Ouest, décolonisation, accélération de la science et de la  technologie – s’en remettent plus que jamais à ce qui ne constitue in fine qu’un ersatz d’action. […] La com’ est vaincue. Elle s’est vaincue elle-même.  Elle a longtemps exercé une fascination sans borne chez ceux qui, postulant aux responsabilités, n’étaient de facto plus responsables. Car entrer en responsabilité suppose d’accepter l’action. Et l’action signifie d’abord non pas prendre le parti des choses mais s’en libérer, y résister, se faire le maître d’une situation. » (Arnaud Benedetti, La fin de la com’)

 

La section Points chauds a été augmentée le 6 avril 2017

 

 

 

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