Les plus obtus eux-mêmes finiront par comprendre que la com’ et le marketing politique ne nous dispenseront pas de nous poser quelques questions de fond. Ces pensées tirées du livre de Jean Baudrillard, Le paroxyste indifférent (entretiens avec Philippe Petit, éd. Grasset, 1997), peuvent sans doute y aider :

L’identité est un rêve d’une absurdité pathétique. On rêve d’être soi-même quand on n’a rien de mieux à faire.
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Seule est nihiliste l’analyse pieuse des événements. 
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Il y a une sorte d’illusion féroce, et, disons-le franchement, de bêtise, à s’obstiner dans le bon sens quand il n’y a pas de sens, à vouloir changer la forme de l’équation quand elle est égale à zéro.
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Tous à la fois victimes, meurtriers et complices : c’est ça la vérité du consensus, de l’interactivité et du tournage en boucle.
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Le snobisme de la différence, snobisme de la culture européenne, qui se construit sur toutes les distinctions, y compris celles des valeurs morales.
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Il ne faut pas croire que le réel reste le réel quand on en a chassé l’illusion. 
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Liberté singulière, spacieuse, celle de n’être plus aux prises avec votre propre image.

 

La section Points chauds a été augmentée le 20 juin 2017

 

 

 

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